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J'ai empaillé mes amis

  

 

 

     Dans une ville pétrifiée par une espèce de guerre civile, le narrateur tente d'exhumer le souvenir des "moments forts", espace-temps idéal qu'il partagera avec ses amis désormais évaporés. Maintenant, seul, loin du monde et des jeunes filles, ses journées se diluent dans l'incohérence, la peur et l'alcool. Impossible de vivre et surtout de raconter le passé : les images ne surgissent que par miettes. Que faire ? Oublier ? Disparaître ?

    Un jour, pourtant, les amis reviennent. De nouvelles jeunes filles aussi, presque surgies du néant. Le monde reprend forme. Avec l'idée que tout pourrait soudain recommencer.

 


 

"J'ai le sentiment qu'à l'avenir, où que je puisse être au monde, je me demanderai toujours s'il pleut à Ngong."

Karen Blixen (La ferme africaine)

 

" Parvenu à ce moment de ma vie (...) je dirais que j'ai l'impression, la sensation et presque la certitude d'avoir plus réussi mes amis que mes oeuvres."

R. Barthes (Colloque de Cerisy)

                                           

                          

                                     

"Il avait l'idée arrêtée que s'il ne parvenait pas à oublier avant de mourir, il lui faudrait se souvenir durant l'éternité (...) "L'éternité", dit-il tout haut, et le son de sa voix le tira de sa rêverie. Le singe, troublé, jeta la peau de banane, et lui fit une grimace amicale."

                                                              J.Conrad (La Folie Almayer)

   Ce roman est dédié aux amis qui l'ont inspiré et ne pourrait se dérouler ailleurs qu'à Ambérieu, la ville de mes premiers, de mes seconds et vraisemblablement de mes derniers instants.

 

 


 

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